À ARGENTEUIL DEPUIS 1200 ANS

Conservée et vénérée en Orient comme une relique précieuse par les premiers chrétiens, la Tunique du Christ aurait été offerte à Charlemagne au début du IXème siècle.

Tableau de Bouterwerk, Charlemagne apportant la Ste Tunique à Argenteuil
Tableau de Bouterwerk, Charlemagne apportant la Ste Tunique à Argenteuil

La tunique du Christ a recueilli le sang de ses blessures au cours de son chemin de croix. C’est pourquoi les premières communautés chrétiennes de Jérusalem l’ont immédiatement considérée comme une relique de très grande valeur, et l’ont conservée.

UN CADEAU OFFERT À CHARLEMAGNE
La Tunique quitte Jérusalem et traverse les siècles pour se trouver en possession de l’impératrice Irène de Constantinople au début du IXe siècle, sans que l’on sache par quel itinéraire précis ni à quelles dates. A cette époque, l’impératrice prévoit pour consolider son empire sous le feu de multiples menaces, d’épouser Charlemagne, empereur d’Occident, veuf. En signe de bonne volonté, elle lui aurait offert l’une des reliques les plus précieuses en sa possession, la Tunique du Christ.

L’HÉRITAGE DU MONASTÈRE D’ARGENTEUIL
Charlemagne confie la Sainte Tunique au monastère d’Argenteuil, dont sa fille Théodrade est prieure. La relique n’en bougera pas durant douze siècles. Dissimulée dans un mur du monastère pour la protéger des invasions vikings, longtemps oubliée, redécouverte à l’occasion de travaux au Moyen-Âge, elle devient objet de vénération : les hommes d’église, les rois de France et le peuple des croyants viennent s’agenouiller devant elle. à la Révolution française, le curé d’Argenteuil, craignant que la Sainte Tunique soit détruite, la découpe en plusieurs morceaux et la cache : plusieurs années plus tard, il n’en retrouvera qu’une partie.

VISIBLE DEUX FOIS PAR SIÈCLE
Aujourd’hui la Tunique est conservée dans un reliquaire, enroulée, dans la basilique Saint Denys d’Argenteuil. Traditionnellement, elle n’est déployée et montrée que deux fois par siècle, au cours d’un événement limité dans le temps, qu’on appelle une « ostension solennelle ». Les deux dernières ostensions ont eu lieu à Argenteuil en 1934 et 1984.

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